MINEFI - DIRECTION DU TRESOR
- Les freins à la mobilité résidentielle pénalisent-ils la qualité de l'appariement sur le marché du travail ? – Lettre Trésor-Eco n°116 – septembre 2013
En France, comme dans la plupart des pays de l'OCDE, la proportion de propriétaires occupants connait une hausse tendancielle (58,1 % des ménages en 2011, soit +5 points depuis 1985). Or, le statut de propriétaire est associé à des coûts de mobilité élevés par rapport au statut de locataire. Dès lors, le déclin du marché de la location pourrait constituer une entrave à la qualité de l'appariement sur le marché du travail.
Si les propriétaires ont une probabilité moindre d'être au chômage que les locataires du parc privé, en revanche, les coûts liés au déménagement, différents selon le statut résidentiel, pénaliseraient l'appariement sur le marché du travail.
Etre propriétaire (occupant) ou locataire d'un logement social limite, par rapport au fait d'être locataire du parc privé, les mobilités professionnelles lorsqu'elles impliquent un déménagement. Ce résultat semble refléter des coûts de mobilité plus élevés pour les propriétaires et les locataires du parc social : les propriétaires font face à des coûts de transaction élevés, dont les « frais de notaire » représentent une part significative, tandis que les locataires du parc social risquent de perdre l'accès à un logement social en déménageant.
Ministère du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social
- Les expositions aux produits chimiques cancérogènes en 2010 – DARES Analyse n°54 – septembre 2013
En 2010, d’après l’enquête Sumer, 10 % de l’ensemble des salariés, soit près de 2,2 millions de salariés, ont été exposés à au moins un produit chimique cancérogène au cours de la dernière semaine travaillée. Les ouvriers et les salariés travaillant dans des activités de maintenance ou dans le secteur de la construction sont les plus concernés, y compris par la multi-exposition. Les expositions sont plus fréquentes chez les jeunes et concernent beaucoup plus souvent des hommes que des femmes.
Les cancérogènes les plus souvent cités sont les gaz d’échappement diesel, les huiles minérales entières, les poussières de bois et la silice cristalline. 38 % des situations d’exposition sont de durée et/ou d’intensité importantes. Une protection collective localisée existe dans 21 % des situations d’exposition et une ventilation générale des locaux dans 19 % des cas.
Entre 2003 et 2010, la proportion de salariés exposés à au moins un produit chimique cancérogène a diminué, passant de 13 % à 10 % sur le champ commun aux enquêtes Sumer 2003 et 2010 (secteur concurrentiel et hôpitaux publics).
INSEE
- Les niveaux de vie en 2011 par Cédric Houdré, Juliette Ponceau et Marie Zergat Bonnin – INSEE Première n°1464 – septembre 2013
En 2011, selon l’enquête Revenus fiscaux et sociaux, le niveau de vie médian s’élève à 19 550 euros annuels ; il est stable en euros constants par rapport à 2010.
Les 10 % des personnes les plus modestes ont un niveau de vie inférieur à 10 530 euros. Les 10 % les plus aisés disposent d’au moins 37 450 euros, soit 3,6 fois plus. En 2011, les niveaux de vie augmentent uniquement pour la moitié la plus aisée de la population. Pour la moitié la plus modeste, ils reculent, mais moins que les deux années précédentes.
Entre le premier décile, niveau de vie plafond des 10 % les plus modestes, et le neuvième décile, niveau de vie plancher des 10 % les plus aisés, le rapport continue de croître, passant de 3,5 en 2010 à 3,6 en 2011 (après 3,4 en 2009).
Le seuil de pauvreté, qui correspond à 60 % du niveau de vie médian de la population, s’établit à 977 euros mensuels en 2011. La pauvreté continue d’augmenter, mais plus modérément qu’en 2010. Elle concerne 8,7 millions de personnes, soit 14,3 % de la population, contre 14,0 % en 2010.
La pauvreté s’accroît davantage parmi les chômeurs et les jeunes âgés de 18 à 29 ans. L’augmentation des durées de chômage et des conditions d’emplois moins favorables expliquent pour partie que ces populations soient plus affectées.
OFCE
- Le crépuscule de l’industrie solaire, idole des gouvernements par Sarah Guillou – Les notes de l’OFCE – 06/09/2013
Début juillet 2013, c’est encore une entreprise de l’industrie du solaire, Conergy, qui est déclarée en faillite. La sortie de cette entreprise allemande, créée en 1998, illustre la fin d’un cycle pour l’industrie solaire.
Cette faillite s’ajoute à une série de fermetures et de liquidations, tous pays confondus, qui ont ponctué la montée de la tension commerciale entre les États-Unis et l’Europe d’un côté et la Chine de l’autre au sujet des panneaux solaires. Au sommet de cette tension, en juin, la Commission européenne a décidé de menacer la Chine de droits de douanes de plus de 45% La guerre commerciale conclut une décennie d’engagements des gouvernements comme s’il s’agissait de sauver les deniers publics investis. Mais, elle signe surtout l’échec industriel d’une politique énergétique mondiale non coopérative.
- Chocs, chômage et ajustement, les limites de l’union monétaire européenne par Christophe Blot – 11/09/2013
Dans un article paru en 2013 dans Open Economies Review, C. A. E. Goodhart et D. J. Lee comparent les mécanismes de sortie de crise aux Etats-Unis et en Europe. S’appuyant sur une comparaison de la situation de trois Etats (l’Arizona, l’Espagne et la Lettonie) confrontés à un krach immobilier et à une récession, les auteurs explorent les raisons de la divergence croissante observée entre les pays de la zone euro, divergence qui ne se retrouve pas aux Etats-Unis.
Ils concluent que si l’Arizona a mieux absorbé les chocs que l’Espagne, c’est à la fois en raison de la plus grande solidarité fiscale qui existe entre les Etats des Etats-Unis et de la plus forte intégration du système bancaire américain qui contribue à amortir les chocs spécifiques à chaque Etat.
La Vie des idées
§ article
- Réforme des retraites et justice sociale par Pierre Merle – 10/09/2013
Pierre Merle définit ici quatre principes de justice permettant d’évaluer l’organisation actuelle du système de retraite et les projets de réformes proposées pour réduire le déficit de la Caisse nationale d’assurance vieillesse…
« Pour définir des principes de justice, il faut revenir à la genèse de la protection sociale et à l’existence d’un droit à la retraite. Que signifie-t-il ? Ce droit recouvre au minimum deux exigences.
Premièrement, il doit permettre d’assurer une pension de retraite minimum pour assurer une vie décente aux retraités actuels et futurs…
Le second principe concerne également l’effectivité du droit à la retraite. Cette effectivité n’est pas seulement définie par la possibilité d’une retraite épargnée par la nécessité de travailler mais aussi par le nombre effectif d’années de retraite…
Le troisième principe de justice relève de l’équité : les pensions de retraite doivent être en rapport avec les cotisations versées. Ce principe de justice est l’application d’un principe d’équité intragénérationnelle. Pour une génération d’actifs donnée, certains ne doivent pas cotiser plus que d’autres pour des retraites équivalentes…
Enfin, le quatrième principe, complexe et difficile à mettre en œuvre, relève d’un principe d’équité intergénérationnelle… Un tel impératif de justice impose de prévoir des mesures d’ajustement suffisamment à long terme afin d’éviter de faire supporter à un nombre limité de générations des efforts contributifs à étaler sur un grand nombre. Plus les réformes sont retardées, plus les mesures d’ajustement sont brutales et contraires au principe d’équité intergénérationnelle… »
FONDATION ROBERT SCHUMAN
- Newsletter n°592 – 09/09/2013
Sommaire : Robert Schuman : Paris - Moselle - Bruxelles Elections : Azerbaïdjan Crise financière : G20 - OCDE - Chypre - Espagne - France - Grèce - Irlande - Italie - Royaume-Uni - Suède Commission : Commerce - Banques Conseil : Budget/2014 - Défense Parlement : Eurogroupe - Sondage Diplomatie : Syrie - Kosovo/Serbie Cour : Iran BCE : Croissance Allemagne : France - Débat/Bundestag Bulgarie : Contestations Espagne : Référendum? Finlande : Nokia France : Syrie - ITER Hongrie : France Pologne : Budget - Retraites Suède : Etats-Unis Russie : Arménie Eurostat : PIB - Commerce Publications : Femmes Etudes/Rapport : Compétitivité - Asile Culture : Capitale/Culture - Biennale/Lyon - Concert/Bruxelles - Expo/Vilnius - Expo/Budapest - Expo/Paris - Expo/Berlin - Expo/Tallinn
CSA
- Le match des Municipales vague 2 CSA/BFMTV/Le Figaro/Orange – Septembre 2013
A six mois des élections municipales, les préoccupations des habitants des communes de 3500 habitants et plus se focalisent principalement sur le montant des impôts locaux (44% de citations) et la lutte contre la délinquance (35%).
La thématique fiscale pourrait donc constituer un enjeu important aux yeux de tous les électeurs: le montant des impôts locaux est cité par 45% des sympathisants de gauche, 41% à droite et 50% au Front national.
Il n’en est pas de même pour le thème de la lutte contre la délinquance qui si il obtient des scores élevés à droite (43%) et au Front national (48%) mais n’est cité que par 30% des sympathisants de gauche. Il apparaît toutefois comme leur deuxième sujet de préoccupation, devant les transports en commun (27%), le stationnement et la circulation (26%) et l’accès au logement (26%).
Les intentions de vote en faveur de la gauche « parlementaire « (PS, EELV, Front de Gauche) passent de 42% (mars 2013) à 40%. Les listes de droite (UMP, UDI, Nouveau Centre et Divers droite) passent de 38% à 35%. Cette érosion des intentions de vote en faveur de la gauche et de la droite profite au Front national, dont le score passe de 12% à 16%.
17,4% des étudiants (contre 15,4% pour l’ensemble de la population) déclarent avoir renoncé à des soins pour des raisons financières au cours des 6 derniers mois. Les étudiantes plus que les étudiants (21,6% contre 12%).
49,5% des étudiants déclarent ressentir des difficultés financières au cours de l’année.
Un peu plus d’un étudiant sur trois déclare avoir des difficultés à gérer son stress (37,5%).
Et 12,4% étudiants déclarent avoir subi des comportements de rejet (raciste, sexiste,homophobe...) alors que cette proportion atteignait 8,1% en 2011.
IFOP
- FN et UMP : électorats en fusion ? par Jérôme Fourquet et Marie Gariazzo – Ifop/Fondation Jean Jaurès/
Il existe incontestablement depuis la présidentielle de 2007 « un tropisme droitier » des sympathisants UMP. Il s'illustre notamment par la pression de la base en faveur d'alliances locales avec le FN. Ainsi, quand seuls 32 % des sympathisants UMP y étaient favorables en 2010, ils ne sont aujourd'hui pas moins de 47 %.
Mais dans le même temps, la position des électeurs du parti de Marine Le Pen s'est également considérablement durcie, notamment sur ses thématiques favorites: l'immigration et la sécurité. Ainsi désormais 96% des sympathisants du FN pensent qu'il y a trop d'immigrés en France alors qu’ils étaient 86% il y a sept ans.
En outre, sur les questions économiques, les deux électorats ont des opinions franchement divergentes. La base UMP reste fortement attachée au libéralisme économique et à la réduction des déficits publics ; celle du FN, en revanche, attend de l’Etat qu’il se montre interventionniste et régulateur. Quant à l’opportunité d'une sortie de l'euro, elle constitue le principal clivage entre les deux droites.
Le phénomène de droitisation de l'UMP conjugué à la stratégie de dédiabolisation du parti d'extrême droite ne produiraient donc pas une convergence des deux électorats. Les auteurs de cette étude estiment en effet que plutôt que d’un processus d'homogénéisation des deux électorats, il s’agit d’ « un déplacement vers la droite de leurs centres de gravité respectifs".
Il n’empêche qu’ils relèvent tout de même une certaine porosité entre les deux électorats, en particulier parmi les jeunes électeurs de l'UMP : le souhait d'alliances locales avec le FN a progressé d'environ 20 points par rapport à 2010 chez ces derniers quand il n'évolue quasiment pas parmi les seniors (+ 3 points seulement), et parmi les milieux populaires où il a bondi de 27 points.
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